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Au guidon d’un bureau de recherche installé sur un tricycle, Geneviève Gasse parcourt la piste cyclable entre Regart et la Maison natale de Louis-Fréchette. Lors de ses déambulations, elle crée des manœuvres artistiques spontanées qui questionnent l’environnement en place tout en poursuivant ses recherches en art. Le projet d’art relationnel Vélo-Bureau : Le chemin pour se rendre, progresse en tenant compte de l’évolution des recherches de l’artiste et du hasard de ses rencontres avec les passants. Les recherches de Gasse se pencheront sur la question « Qu’est-ce que l’art? », sur les étapes du processus artistique et sur les multiples rôles que prend l’artiste dans sa pratique.

Dans les vitrines et l’entrée de la galerie, l’artiste détournera la fonction initiale du lieu en établissant le Centre de recherche en art infiltrant. Les chercheurs et chercheuses occupant l’espace-bureau temporaire auront pour mission d’effectuer des recherches et des manœuvres artistiques questionnant les systèmes établis, la fonction initiale d’un objet ou d’un lieu ainsi que les normes et les conventions qui façonnent nos perceptions. Le CRAI a aussi comme mandat de gérer les activités du projet Vélo-Bureau : Le chemin pour se rendre.

Pour une résidence d’auteure durant le projet, l’auteure et critique d’art Cynthia Fecteau se joindra à l’artiste lors de son périple sur la piste cyclable pour constituer une recension des micro-événements vécus à bord du vélo-bureau. L’inventaire d’archives textuelles et indicielles développé lors de cette incursion servira de prémisses à l’auteure pour la rédaction d’un corpus de récits gravitant autour de l’imaginaire de la recherche ambulatoire.

Vélo-Bureau : Le chemin pour se rendre sera présenté sur la piste cyclable, la vitrine des Membres et l’entrée de la galerie de Regart du 27 juin au 18 août 2019. Le vernissage se tiendra en commun avec le vernissage de Ma collection d’exposition et Anticipation perpétuelle le jeudi 27 juin à partir de 18h.


 

Geneviève Gasse est une artiste-chercheuse dont le champ de recherche et d’action est élargi et complexe. Elle travaille, entre autres, sur la perception qu’ont les gens face à l’art, sur les relations qui se tissent entre l’artiste et le public ainsi que sur les normes et les conventions qui organisent nos sociétés. Elle crée des interventions artistiques qui questionnent nos habitudes de vie et nos perceptions face à l’espace social, physique et organisationnel du lieu occupé. Ses œuvres déstabilisantes proposent des lieux de réflexion sur nos façons d’habiter l’espace et permettent l’échange et l’ouverture sur différentes visions de l’art.