Du 15 septembre au 22 octobre 2017

 

En galerie

Sarah Thibault – Embourgeoiser le sauvage

Sarah Thibault, Cultiver les fleurs du tapis, 2017. Crédit : Guillaume D. Cyr

Sarah Thibault, Cultiver les fleurs du tapis, 2017. Crédit : Guillaume D. Cyr

Lors d’une visite des jardins de Versailles, Sarah Thibault voit dans ces paysages aménagés une beauté impressionnante et extravagante, témoin de l’arrogance du pouvoir de l’homme sur la nature. Embourgeoiser le sauvage est une grande mise en scène critique de cette nature façonnée, voire dénaturée, par le vouloir de l’homme. Espaces verts, fontaines et bosquets deviennent éléme­nts de décor et transforment la galerie en grand jardin baroque invitant le spectateur à observer des constructions mêlant ornementations et motifs fleuris. L’artiste déploie dans l’espace son interprétation des codes visuels de mise en scène du pouvoir.

Sarah Thibault vit et travaille à Québec. Elle est diplômée en joaillerie et en sculpture. Sa formation en métier d’arts l’amène à questionner l’objet d’art décoratif qui est à la fois intime et politique en raison de sa fonction de parure. Elle est récipiendaire de deux bourses de Première Ovation et a réalisé des résidences d’artiste au Québec et en Nouvelle-Écosse. Depuis 2014, Sarah Thibault expose à Québec, Montréal et Toronto dans le cadre d’expositions individuelles et collectives. En 2015, elle a sa première exposition solo à la galerie Art Mûr et, en 2017, elle participe à la Manif d’art 8.

 

La Vitrine des membres

Kaël Mercader Entité

Performance lors du vernissage

Kaël Mercader, En visite à Ste-Brigitte-de-Laval, 2017.

Kaël Mercader, En visite à Ste-Brigitte-de-Laval, 2017.

Kaël Mercader présente Entité, un territoire indépendant autoproclamé qui se déploie en images et en costumes dans la Vitrine des membres de Regart. Inspiré par le phénomène de micronation, territoire occupé par un groupuscule prétendant au statut de nation souveraine, Mercader construit le paysage de son propre État fictif. Lors du vernissage, se tiendra une performance inspirée du mode de vie marginal et des vêtements ornementés des leaders de ces micronations.

Kaël Mercader vit et travaille à Québec. Sa démarche artistique évolue entre la peinture, la performance et le dessin réalisé par le biais de logiciels d’illustration dépassés tels que Microsoft Paint. Au quotidien, Kaël Mercader adopte une série d’attitudes, incarne des personnages dérivés des costumes extravagants de sa collection et se met en scène par le biais de la photographie.

 

Programmation 2017-2018 – Regart, centre d’artistes en art actuel

Implanté à Lévis depuis 1986, Regart assure une présence dynamique des arts visuels actuels auprès des publics des territoires de Chaudière-Appalaches et de Québec.

Présentée en galerie, mais aussi extra-muros, la programmation 2017-2018 de Regart mettra de l’avant la place de la diversité dans les centres d’artistes. Des événements politiques récents, ici et ailleurs, mettent en lumière des situations fortes où des acquis fondamentaux d’équité, d’égalité et d’inclusion sont ébranlés et remis en question. La réalité explose, se fait multiple, fait place à de nouvelles perspectives et transforme l’écosystème de nos sociétés. Cette atmosphère dynamisante est au cœur des conversations actuelles et des préoccupations. C’est pourquoi Regart s’est demandé comment rendre visibles ces réflexions à l’intérieur des structures actuelles et des orientations artistiques d’un centre d’artistes.

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Exposition
Du 15 septembre au 22 octobre 2017
Entrée libre du mercredi au dimanche de midi à 17 h
 
Vernissage
Vendredi 15 septembre à 17 h
Performance de Kaël Mercader de 18 h à 21 h
 
Source : Anne D’Amours Mc Donald
Responsable des communications et de la coordination
communications@centreregart.org
418-837-4099
 
Regart, Centre d’artistes en art actuel
5956, rue St-Laurent,
Lévis, Qc G6V 3P4
Canada
www.centreregart.org
 
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