• Annie Charland Thibodeau & Anne-Marie Proulx. Photo Charles-Frédérick Ouellet

  • Anne-Marie Proulx. Photo Charles-Frédérick Ouellet

  • Martin Désilets, vernissage. Photo Charles-Frédérick Ouellet

  • Annie Charland Thibodeau & Anne-Marie Proulx, vernissage. Photo Charles-Frédérick Ouellet

  • Laurent Lévesque, vernissage. Photo Charles-Frédérick Ouellet

  • Audrée Demers-Roberge, Amélie Laurence Fortin, Anne-Christine Guy, vernissage. Photo Charles-Frédérick Ouellet

  • Laurent Lévesque. Photo Charles-Frédérick Ouellet

  • Annie Charland Thibodeau. Photo Charles-Frédérick Ouellet

  • Anne-Marie Proulx. Photo Charles-Frédérick Ouellet

  • Laurent Lévesque. Photo Charles-Frédérick Ouellet

  • Martin Désilets. Photo Charles-Frédérick Ouellet

Les grands espaces, Exposition collective
Annie Charland Thibodeau (Québec), Martin Désilets (Montréal), Laurent Lévesque (Montréal et Seattle) et Anne-Marie Proulx (Québec)

Première exposition collective d’une série de trois, Les grands espaces, aborde le thème du paysage comme espace de contemplation, de dialogue culturel et d’expérience du sublime. Les quatre pratiques qui y sont présentées mettent en relations des approches singulières ayant pour point de départ une fascination pour les phénomènes naturels et les différentes perceptions du territoire. L’ensemble formé par les oeuvres proposées révèle un environnement poétique et sensible où le caractère minéral arbore des formes épurées et où la longueur de l’étendue océanique, progressivement nous angoisse. Les grands espaces c’est aussi une exposition où la lumière septentrionale froide est immortalisée et où des fragments de la langue innu imagent le territoire.

C’est à travers les installations sculpturales in situ d’Annie Charland Thibodeau que commence l’exposition. Annie présente sur des plateformes des échantillons de roches extraient et minutieusement altérées par ses gestes répétés. Le processus de fabrication rappelle le phénomène d’érosion. Pour l’occasion, il sera possible d’apprécier la rencontre entre les constructions architecturales d’Annie et le travail photographique d’Anne-Marie Proulx . C’est à partir du dictionnaire innu-français, qu’Anne-Marie partage des fragments de texte témoignant du rapport intime qu’entretiennent les innus au territoire. Une deuxième oeuvre d’Anne-Marie sera présenté au fond de la salle., une photographie paysagère monumentale qui entrera en dialogue avec le travail de Martin Désilets. La démarche de Martin a pour épicentre la captation et l’ancrage des conditions changeantes de la lumière. Dans l’exposition, il présente cinq photographies issues d’un procédé qu’il a élaboré et qu’il renouvelle continuellement. Le procédé est en partie formé d’un dispositif photographique en mouvement qui lui permet de figer dans le temps différentes températures de la lumière. Finalement, au bout de la galerie la rétroprojection dans l’obscurité de Laurent Lévesque flotte au mur. Celle-ci nous fait tanguer entre l’eau et l’air. Depuis le hublot d’Adam, officier de marine marchande, Laurent a capturé en vidéo l’étendue vacillante de la mer de Béring. Devant cette situation sans issue, une tension s’installe en nous; l’envie de créer une narration qui nous permettrait de remettre les pieds sur terre ou l’envie de s’arrêter, respirer et plonger dans le néant.

Audrée Demers-Roberge

 

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Annie Charland Thibodeau souhaite remercier toute l’équipe du centre Regart, Anne-Marie Proulx pour la précieuse collaboration et Jonathan Dubuc pour les conseils et l’assistance technique.

Martin Désilets souhaite remercier le Conseil des arts et de lettre du Québec & toute l’équipe du centre Regart

Laurent Lévesque souhaite remercier l’équipe de Regart ainsi que La Chambre blanche, Rhizome, Adam Kukulowicz, Ericson Labador Amahan, Reden Etchineque et l’équipage du Hanjin Ottawa.

Anne-Marie Proulx souhaite remercier le Conseil des arts et des lettres du Québec et la Société de développement des entreprises culturelles du Québec pour leur appui financier, Regart et particulièrement Audrée Demers Roberge, Anne-Christine Guy et Amélie Laurence Fortin, Annie Charland Thibodeau,Tim D’Eon, Céline Béland, Panache art actuel, VU et particulièrement Denis Thibeault pour les impressions, François Simard pour les encadrements, ainsi que l’Œil de Poisson et particulièrement Francis Labissonnière et Frédérik Lévesque pour les dispositifs d’accrochage.